Je cultive ma parcelle par moi-même

Quelques repères sur les bonnes pratiques

Choix de la parcelle et des plants

 

1. Choix de la parcelle

 

Les rotations, avant d’implanter les pommes de terre, doivent être réalisées tous les 3 ans ou plus. Il n’est pas adapté d’aller dans un cycle inférieur à 3 ans, à cause du risque de développement des nématodes Globodera, mais aussi sur l’équilibre microbiologique de la terre sur la parcelle.

Par exemple, la présence forte de galle commune peut entraîner de problèmes de présentation ou même des difficultés de lavage de la terre qui adhère fortement au tubercule.

 

Pour la production de plants, cet aspect qualitatif est particulièrement privilégié. Il est repris dans le cahier des charges. Les enjeux de qualité sont importants sur l’aspect commercial, y compris pour une finalité de vente à l’exportation.

 

Il faut être conscient également, que même pour des pommes de terre de consommation destinées à l’exportation, des  parasites autres que ceux de la pomme de terre pourrait être problématiques. Par exemple les nématodes Heterodera de la betterave (d’une culture précédente) pourraient empêcher l’export vers certaines destinations.

 

A noter : le dépôt de tas de pommes de terre non protégés est interdit à cause du mildiou.

 

Le retournement de prairie peut concerner des petites parcelles qui pourraient être riches en azote, en matière organique. Par contre, la surface si elle est limitée ou bordée de haies, si le sol n’est pas bien adapté à la culture de pommes de terre, des problèmes de culture peuvent alors se poser. voir Benoit Houillez pour développer   Par ailleurs, il faut être conscient que le retournement implique une modification du paysage et un impact plus important sur l’environnement par l’utilisation d’intrants. Il faut réfléchir avant sur les conséquences, voire même des difficultés d’accès aux parcelles, d’utilisation des produits phytopharmaceutiques, des relations avec les riverains, les collectivités, des associations de protection de l’environnement. Enfin, ces retournements, s’ils ne sont pas autorisés, peuvent faire l’objet de sanctions.

 

Si la parcelle à implanter est proche d’une parcelle contaminée par le nématode Globodera, il faut bien vérifier l’absence de tout risque diffusion du nématode dans la nouvelle parcelle, par l’accès, le matériel, la distance avec les zones détectées. Ce nématode est transporté par la terre. Tout déplacement de terre de la parcelle contaminé est prohibé.

 

Si la parcelle à implanter sert habituellement de lieu de stockage de végétaux tels que les betteraves, l’implantation de pommes de terre est à risque car la terre présente sur le tas peut contenir des organismes nuisibles à la culture de pommes de terre.

2. Choix des plants

 

Utiliser de préférence des plants certifiés. Un lot de plants certifiés est identifiable par l’étiquette bleue ou blanche (plants de base de qualité supérieure), comportant la mention de Passeport Phytosanitaire Européen (PPE) avec son numéro de producteur, le pays d’origine, la variété, la classe, le calibre. Voir l’exemple ci-joint. (intro-plants plutôt dans la FAQ car producteur non concernés directement).

 

Des plants fermiers peuvent être utilisés uniquement s’ils sont produits sur l’exploitation et contrôlés selon les règles de l’accord interprofessionnelle (lien).

 

Le plant coupé peut être utilisé, à condition qu’il soit coupé sur l’exploitation. Le matériel utilisé doit être désinfecté avant le démarrage du chantier et entre chaque lot au minimum. Le plant coupé n’est alors plus considéré comme certifié (perte de garantie).

 

Les producteurs belges ne peuvent implanter dans des parcelles françaises que du plant certifié ou du plant coupé sur place. Le plant fermier belge n’est pas autorisé.

 

La variété des plants est à choisir selon les caractéristiques des catalogues proposés. Même si certaines variétés sont moins sensibles au Mildiou ou au Globodera, aucune culture de pommes de terre n’a pas de pouvoir destructeur sur les organismes nuisibles qui peuvent parfois se maintenir dans le sol ou dans l’environnement pendant des années.

 

 

Fertilisation et produits phytosanitaires

 

  1. Fractionnement des apports d'engrais

 

L’apport des engrais sur la parcelle est à fractionner au maximum. La bonne pratique correspond à un apport en au moins 3 fois. Elle doit se faire de façon adaptée, c’est-à-dire quand la culture en a besoin, correspondant au principe de base de l’agronomie.

 

   2. L’application de produits phytosanitaires

 

Il est important de se tenir informé régulièrement sur les Autorisations de Mise sur le Marché (AMM) des produits phytopharmaceutiques, via le technicien qui suit la culture mais aussi via le site e-phy de l’ANSES : ephy.anses.fr

 

Les produits phytopharmaceutiques utilisés actuellement en pulvérisation dans les parcelles de pommes de terre sont souvent très volatiles. C’est pourquoi il est essentiel d’utiliser des buses anti-dérives pour éviter les contaminations de l’environnement.

A titre d’exemple, l’utilisation de l’herbicide MINARIX, comportant du prosulfocarbe désherbent, est adapté aux cultures de pommes de terre. Mais il nécessite des conditions d’utilisation particulières :

 
 
 

Les bonnes pratiques de pulvérisation préconisent une application avec une force de vent inférieure à 3 sur l’échelle de Beaufort. Celle-ci doit être effectuée tôt le matin, lorsque la rosée permet au produit de mieux de disperser sur la feuille. Il faut savoir que, en moyenne, une pulvérisation correctement menée comporte déjà près de 15% de perte. Quand elle n’est pas suivie correctement ce taux de perte devenir très conséquent.

 
   3. Vers la fin d’un défanage chimique, au profit d’un défanage mécanique

 

Le défanant pour culture de pommes de terre REGLONE 2 fera l’objet prochainement d’un retrait d’usage.

Ce type de produit sera retiré en novembre 2019 en France.

 

La période actuelle est donc propice à la recherche des solutions alternatives suivantes :

- acquérir à broyeur à fanes, pour réaliser un défanage mécanique,

- butter les pommes de terre évite un passage d’herbicide.

Cela permet, par ailleurs, de baisser l’Indicateur de Fréquence de Traitements Phytosanitaires (IFT) sur l’exploitation.

Arrachage et récolte des pommes de terres

  
1. Conditions optimale pour intervenir
  
2. Précautions à prendre

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